Le télétravail hybride a bouleversé notre conception de l'espace de bureau — et la manière dont nous l'utilisons. L'époque où les bureaux étaient attribués, où les salles de réunion étaient pleines à craquer et où le taux d'occupation était constant est révolue. Aujourd'hui, les bureaux sont dynamiques, imprévisibles et souvent sous-utilisés. Mais dans quelle mesure exactement ? Et que faire lorsque le taux d'occupation baisse ?
Qu'est-ce que le taux d'occupation des bureaux et pourquoi est-ce plus important que jamais ?
Le taux d'occupation des bureaux désigne la part de votre espace de bureau qui est effectivement utilisée ; il est généralement calculé en pourcentage du nombre de postes de travail ou de salles disponibles qui sont occupés à un moment donné. Elle s’obtient généralement en divisant le nombre d’espaces de travail occupés par le nombre total d’espaces disponibles, puis en multipliant le résultat par 100. Par exemple, si 60 bureaux sur 100 sont utilisés, votre taux d’occupation est de 60 %.
Avant 2020, le taux d'occupation des bureaux dans la plupart des entreprises oscillait entre 60 % et 80 %, selon les jours. Depuis la pandémie, ce chiffre a considérablement baissé. De nombreux bureaux britanniques affichent désormais un taux d'occupation moyen compris entre 30 % et 50 %, avec des pics les mardis et jeudis et des locaux quasi vides les lundis et vendredis.
Cette évolution ne se résume pas à une simple question de chiffres. Elle a des répercussions sur la manière dont vous aménagez les espaces, allouez les budgets et soutenez vos équipes. Des bureaux sous-utilisés sont synonymes de gaspillage de ressources, mais aussi d’occasions manquées d’adapter votre environnement de travail aux méthodes de travail réelles des employés d’aujourd’hui.
Tendances en matière d'occupation des bureaux au Royaume-Uni en 2025
Des études récentes montrent que le taux d'occupation des bureaux au Royaume-Uni est encore loin des niveaux d'avant la pandémie. Selon l'enquête 2024 de CBRE sur le moral des occupants de bureaux au Royaume-Uni, le taux d’occupation moyen se situe actuellement entre 45 % et 55 %. Les bureaux sont généralement les plus fréquentés les mardis et mercredis, certains atteignant jusqu’à 80 % de leur capacité, tandis que les vendredis restent systématiquement calmes, avec souvent moins de 20 % de taux d’occupation.
Données supplémentaires issues de l' indice Leesman confirment que ces fluctuations sont particulièrement marquées dans des secteurs tels que les technologies et les services professionnels, où le travail hybride est plus profondément ancré. Les secteurs de la finance et du droit affichent généralement une présence physique légèrement plus élevée, mais le pic observé en milieu de semaine est visible dans tous les secteurs.
Chez GoBright, nous constatons des schémas d'utilisation similaires au sein de notre clientèle. Les espaces surutilisés ou trop exigus atteignent rarement leur pleine capacité d'occupation. Au contraire, le taux d'occupation fluctue par vagues, en fonction des besoins de collaboration, de la présence des dirigeants ou de la culture d'entreprise. Il est essentiel de comprendre ces rythmes pour optimiser l'aménagement de l'espace.
Comment faire face à un faible taux d'occupation des bureaux
Un faible taux d'occupation n'est pas seulement un problème lié aux locaux : c'est un véritable défi stratégique. La bonne nouvelle ? Cela offre également l'occasion de repenser et de réaménager l'utilisation de vos locaux.
Commencez par collecter des données sur l'occupation. À quelle fréquence les bureaux sont-ils réservés mais restent-ils inoccupés ? Quelles sont les salles les plus ou les moins utilisées ? Grâce à des outils intelligents pour l'espace de travail — comme GoBrightde GoBright et Réservation de sallesde GoBright, des capteurs d’occupation et des tableaux de bord analytiques —, vous pouvez identifier les tendances et agir en conséquence.
Pour réagir efficacement, il faut adapter l’espace aux comportements réels. Les bureaux peuvent être regroupés en fonction de leur utilisation, ou réaménagés pour favoriser les interactions informelles et le travail en toute concentration. Des rappels de réservation et des outils visuels permettent de répartir l’occupation de manière plus équilibrée tout au long de la semaine. Et dans certains cas, il est possible de réduire la superficie totale, sans pour autant compromettre la disponibilité ni l’expérience des utilisateurs.
Les avantages d'une stratégie d'aménagement intelligent du lieu de travail
Les organisations qui exploitent les données d’occupation ne se contentent pas d’optimiser l’utilisation de l’espace. La réduction des coûts immobiliers est un avantage évident, mais l’enjeu va bien au-delà. Lorsque l’espace est mieux adapté à l’utilisation réelle, les employés ressentent moins de frustrations et bénéficient d’une plus grande autonomie. La collaboration s’en trouve améliorée, car chacun sait qui est présent et où trouver ses collègues. La direction bénéficie d’une meilleure visibilité, ce qui lui permet de fonder ses décisions sur des comportements réels, et non sur des intuitions ou des hypothèses dépassées. Et à mesure que votre organisation se développe ou évolue, une utilisation agile de l’espace facilite la mise à l’échelle et la rend moins perturbante.
Au final, une gestion intelligente de l'occupation transforme votre lieu de travail en un actif vivant, qui s'adapte aux personnes, et non l'inverse.
Conclusion
Le taux d'occupation des bureaux n'est plus seulement un chiffre : il reflète la pertinence de votre environnement de travail. Dans un monde hybride, les bureaux les plus intelligents sont ceux qui apprennent, s'adaptent et évoluent. Et tout commence par une bonne compréhension de la manière dont votre espace est utilisé.
Vous souhaitez découvrir comment exploiter les données d'occupation pour repenser l'aménagement de vos bureaux ? Découvrez cet article sur l'aménagement des bureaux basé sur les données.